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Des démissions, des confirmations, des nominations, la CFDT attend des explications sur la gouvernance du groupe Airbus.

Avec la démission de Fabrice BREGIER et la décision du Conseil d’Administration d’Airbus de maintenir Tom ENDERS CEO d’Airbus, la CFDT reste sceptique. Pour la CFDT, les décisions prises par le Conseil d’Administration ne semblent pas répondre à une logique évidente si l’on considère les derniers évènements qui ont secoué le Groupe Airbus, et ce manque de lisibilité n’est pas de nature à restaurer la confiance des salariés en leurs dirigeants.

Airbus est toujours au cœur de turbulences et d’affaires potentiellement lourdes de conséquences (juridiques, financières, commerciales…) pour l’avenir du groupe et ses 136 000 employés de par le monde (dont près de 48 000 en France).

La démission après un passage éclair de 18 mois, du Directeur de la Recherche Paul EREMENKOvenu de la Silicon Valley, après avoir « cassé » des pans entiers de la recherche du groupe Airbus, laisse lui aussi un goût amer à de nombreux salariés des secteurs R&T et particulièrement aux salariés de l’établissement de Suresnes promis à la fermeture en juin 2018 ; d’ailleurs nombre d’entre eux ont déjà quitté la société. La CFDT s’interroge par ailleurs, sur les risques de fuites d’informations stratégiques liés à son départ pour le groupe Américain UTC, après son passage par l’agence de recherche du Pentagone (DARPA).

La nomination de Guillaume FAURY au poste de Président d’Airbus Commercial Aircraft, a priori sans pour autant devenir le numéro 2 d’Airbus, devrait certes permettre d’assurer une certaine continuité avec une expérience reconnue et une connaissance du groupe. Le choix de son successeur à la Direction d’Airbus Helicopters est crucial pour cette division en pleine « transformation » et qui fait face à des difficultés conjoncturelles liées à la baisse mondiale du marché.

Face à ces turbulences, pour la CFDT, il est essentiel que le gouvernement français s’implique dans le dossier Airbus, au niveau de sa gouvernance et de sa stratégie afin d’assurer sa pérennité et son développement. Il est également indispensable que ce même gouvernement intervienne au niveau Européen afin d’apporter son soutien au groupe Airbus à la hauteur de celui que procure les États-Unis à son industrie Aéronautique et entre autres à Boeing, principal concurrent d’Airbus.

La CFDT continuera à interpeller la Direction d’Airbus sur ces différents sujets ainsi que sur les orientations et la stratégie du groupe pour les mois et années à venir dans les différentes instances.