// Actualités //

Gouvernance d’Entreprise et ligne 6…

Permettre aux salariés de peser sur les choix stratégiques qui les concernent

Dans le cadre de la consultation publique du futur projet de loi intitulé Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE), la CFDT a mis en avant trois propositions :

  • « Renforcer la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance ».
  • « Généraliser la présence des administrateurs salariés quel que soit le statut de la société ».
  • « Redéfinir l’objet social pour toutes les entreprises avec la réécriture de l’article 1833 du code civil ». Aujourd’hui celui-ci ne prend en compte que « l’intérêt commun des associés » et considère la société comme propriété des seuls actionnaires.

La CFDT souhaite que la réécriture intègre d’autres finalités telles que les conséquences sociales et environnementales et le rôle spécifique des travailleurs.

A Airbus nous en sommes loin. Les statuts de la société Airbus SAS incluent un Conseil des Associés, qui ne comporte aucun membre salarié dont le rôle est essentiellement tourné vers la politique de dividendes et de rachat d’actions. Le pilotage opérationnel de la société est confié au comité exécutif. Pour mémoire, les statuts d’ex-Airbus Group SAS prévoyaient la présence de deux administrateurs salariés au sein de son Comité des Administrateurs.

L’enquête Parlons travail, effectuée l’an dernier par la CFDT à laquelle ont répondu plus de 200 000 participants, le montre bien: 72% des salariés souhaitent davantage être associés aux décisions qui les concernent, tandis que 84% d’entre eux veulent travailler dans des entreprises plus démocratiques.

Il est également intéressant d’observer que même pour des décisions certes moins stratégiques, mais qui touchent directement le bien-être au travail, la direction ne considère pas l’avis des salariés. Prenons pour exemple la question de la navette n°6 qui dessert la gare de Colomiers.

La direction a décidé unilatéralement de la supprimer, au prétexte qu’il existe une ligne Tisseo, en oubliant que cette dernière met au moins 20 minutes de plus que la navette pour rejoindre la gare le soir. Le comité de pilotage des transports Airbus ne comporte aucun membre représentant des salariés.

Il y a un long chemin à faire ensemble pour démocratiser l’entreprise, tout en la responsabilisant quant aux conséquences de son activité pour la société.

C’est le sens de l’action et des valeurs de la CFDT.