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Le loueur Dubai Aerospace discute avec Airbus et Boeing de 400 avions

Le Directeur général de Dubai Aerospace Enterprise (DAE), l’un des principaux loueurs d’avions au monde, a indiqué jeudi discuter avec Airbus et Boeing d’une commande de 400 appareils monocouloirs. DAE s’intéresserait à la famille des A320neo d’Airbus et aux 737MAX de Boeing. Une telle commande représenterait une quarantaine de milliards de dollars (autour de 34 milliards d’euros) au prix catalogue. Firoz Tarapore, Directeur général de DAE, a indiqué qu’il ne songeait pas forcement à un partage à égalité entre les deux avionneurs. Ce dernier n’a par ailleurs pas exclu que l’agrandissement de sa flotte passe par l’acquisition d’un concurrent, ce qui lui permettrait d’accéder du même coup à la liste des appareils qu’il aurait pu commander. L’an dernier, DAE a acquis le loueur dublinois AWAS, portant ainsi sa flotte à environ 400 avions.

18 Mai 18 – Lefigaro.fr – Lesechos.fr – Boursier.com – Boursorama.com – Usinenouvelle.com

Vol inaugural du premier Airbus A330neo de TAP Portugal

La compagnie de lancement TAP Portugal a réalisé, mercredi, le vol inaugural de son premier Airbus A330-900. Après un vol de plus de 4h30, l’avion a rejoint la flotte de deux avions d’essai A330-900 effectuant des tests en vol depuis le mois d’octobre. Il s’agit du premier A330neo à être équipé d’une cabine « Airspace » d’Airbus. A son bord sont également présents divers équipements de tests pour contrôler les systèmes cabine comme la climatisation ou le repos de l’équipage. La commande totale de TAP Portugal porte sur 20 A330-900neo, dont 10 pris en leasing auprès de BOC Aviation et Air Lease Corp (ALC). Trois appareils devraient être livrés d’ici la fin de l’année, avec une entrée en service du premier appareil prévue cet été.

16 Mai 18 – Air-cosmos.com – Tradingsat.com – Lexpress.fr- Aeroweb-fr.net – Air-journal.fr

Les subventions européennes à Airbus pourraient lui coûter (très) cher

Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), des subventions de l’Union européenne versées à Airbus seraient toujours illégales. Ce verdict final autorise les États-Unis à appliquer des sanctions commerciales qui pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars, selon Washington. Dans un document, l’instance d’appel de l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC démontre que « l’Union européenne et certains États membres ne se sont pas conformés aux recommandations et décisions de l’ORD » dans ce litige opposant Bruxelles à Washington depuis 2004. Cette décision est une étape importante dans une affaire qui traîne depuis plus d’une décennie.

À chacune de ses étapes, Européens et Américains ont crié victoire. « Les États-Unis sont autorisés à appliquer des mesures de rétorsion douanières sur les importations de produits européens, qui pourraient atteindre plusieurs milliards de dollars », a annoncé Boeing. En 2016, l’OMC avait déjà accusé l’UE de ne pas avoir mis ses subventions à Airbus en conformité avec les règles du gendarme du commerce mondial. Étant donné qu’il s’agit du deuxième rappel à l’ordre de l’OMC à ce sujet, les États-Unis ont désormais le droit d’établir des sanctions commerciales, dont le montant doit toutefois être validé par l’OMC. Le règlement de l’OMC prévoit par ailleurs que ces sanctions, également appelées mesures de rétorsion, soient annulées une fois que le pays concerné s’est « intégralement conformé aux recommandations et décisions » de l’OMC. En outre, les mesures de rétorsion ne doivent pas dépasser le niveau du préjudice. Par ailleurs, les sanctions ne peuvent pas être rétroactives : elles ne couvrent donc que la période qui suit le feu vert de l’OMC et non l’ensemble de la période au cours de laquelle la subvention illégale a été appliquée, ni toute la période du différend. Après une trêve dans les années 90, Airbus et Boeing s’affrontent depuis octobre 2004 devant l’OMC par le biais de leurs capitales respectives qui ont déposé deux plaintes simultanées dénonçant les aides publiques accordées à chacun d’entre eux. Dans l’affaire dite « Boeing contre Airbus », l’OMC avait rendu un premier jugement en juin 2010, un verdict sévère pour l’UE dont des décennies d’aides à l’avionneur Airbus avaient été jugées illégales. Européens et Américains avaient fait appel de la décision.

En mai 2011, l’OMC était revenue sur une partie de son verdict, invalidant notamment le fait que des financements offerts par l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni pour développer l’A380 constituaient une subvention à l’exportation prohibée. Mais l’OMC avait en revanche confirmé plusieurs éléments du premier jugement. L’organisation avait notamment confirmé que « certaines subventions accordées à Airbus par l’Union européenne et les pouvoirs publics de certains Etats membres étaient incompatibles avec l’Accord SMC parce qu’elles avaient causé un préjudice grave aux intérêts des Etats-Unis ». L’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires (SMC) permet aux États membres de l’OMC de réguler ce type de mesures.

15 Mai 18 – leprogres.fr